Collecte et techniques de chasse II

Le battage

parapluie japonais (illustration adaptée de V.Hecquet, 1996)

Cette technique est efficace pour trouver des petits Lamiaires dans les amas de lianes ou encore les branches dépérissantes où il subsiste des feuilles.

Elle se pratique avec un parapluie japonais, sorte de carré d'un mètre carré de toile tendue par une armature escamotable et portable. Elle consiste à frapper avec un bâton la végétation afin de faire choir les insectes qui s'y abritent.

Lorsque des Lamiaires tombent, ils se plaquent souvent sur la toile et attendent un certain temps avant de courir. Certains sont prompts à s'envoler rapidement. D'autres font le mort et peuvent être confondus avec les débris végétaux.

Dans le Tamil Nadu en Inde méridionale, hormis les plantations d'Eucalyptus, le moindre îlot de végétation qui subsiste, est propice. Le battage des amas de liane fournit de nombreux Pterolophia, et les arbustes, une multitude d'Exocentrus et Apomecyna.

A 100 m de la sortie du village de Grand Lahou, dans le sud de la Côte d'Ivoire, j'ai obtenu dans une petite parcelle élaguée de forêt secondaire en bord de route en près d'une heure, 97 individus représentant 21 espèces différentes.

En Guyane, il est relativement facile d'obtenir au battage une centaine d'espèces différentes en deux semaines de séjour, plus de la moitié seront des Acanthocinini.

Des essences végétales comme les Pausandra ou encore les plantes à latex sont très productives. De simples Cecropia en bord de route donneront Callia bicolor ou des Drycothaea, et parfois d'autres espèces plus intéressantes comme Oncioderes rondoniae.

Cecropia au bord de la route de Kaw

Cecropia au bord de la route de Kaw entre Camp Caïman et la Réserve Montrésor (Guyane en viii-2005)

Dans les Petites Antilles, les Artocarpus ou arbres à pain sont répandus et également productifs. J'ai également constaté à Cuba, en République Dominicaine et à la Martinique que les mangroves étaient intéressantes. Parmi les espèces obtenues au battage, je citerai par exemple les minuscules Cyrtinini.

La chasse à vue

De jour, cette méthode convient aux groupes aptères et à ceux qui viennent sur les troncs ou les feuillages au soleil. Pour ces derniers, un filet à papillon facilite les captures.

Quelques exemples. En France, les Dorcadion se déplacent dans les pelouses naturelles, aux heures chaudes et ensoleillées. Ils se repèrent plus facilement lorsqu'ils traversent les chemins et les petites routes. Mêmes observations pour Lamia textor et Morimus asper. Les Monochamus viennent sur les troncs de pins coupés. Les Phytoeciini et les Saperdini s'observent sur les tiges, les feuilles ou les fleurs de leur plante hôte.

En Guyane, les Hemilophini apprécient les sentiers et layons en forêt. Ils se posent sur les feuillages entre 0,5 et 2,5 m aux heures chaudes et ensoleillées. Mêmes observations pour Adesmus nigriventris en Guadeloupe.

Dans ces mêmes endroits, il pourra être vu des Acanthoderes au pied des arbres le matin, des Taeniotes posés à hauteur d'homme sur des troncs après une averse, ou encore des petits longicornes capturés par des réduves.

La chasse à vue nécessite tout de même un coup d'œil averti et un peu de chance. Couplée avec d'autres techniques de chasse active, elle est moins frustrante.

De nuit, avec une torche, les résultats sont surprenants lorsque les sites et les essences végétales ont été repérés pendant la journée. Il suffit de balayer doucement et systématiquement avec le faisceau de lumière, chasse au fauchoir les troncs et les branches pour découvrir des Longicornes. Certains courent sur les troncs, d'autres sont posés là tranquillement. C'est fascinant.

Par exemple, en Guyane, on trouve ainsi assez facilement des Acrocinini, des Onciderini, des Polyrhaphidini et surtout des Acanthoderini pour ne citer qu'eux.

Le fauchage

La technique consiste à faucher les graminées et les petites plantes à l'aide d'un filet renforcé.

Par exemple, en France, on obtient ainsi Calamobius filum, des Agapanthia et des Phytoeciini. En Guyane, on trouvera des Agapanthiini et des Aerenicini. Et dans les Petites Antilles, on pourra trouver Nealcidion socium.

Il existe aujourd'hui beaucoup de sites sur les longicornes. La page de liensCerambycoidea ring (www.cerambycoidea.com) les recense pour la plupart.

Quelques exemples de sites représentatifs sur leur périmétre :
  • www.cerambycoidea.com est également intéressant pour son forum, sa galerie et sa bibliothèque de pdf
  • www.biolib.com fournit une liste à jour de taxa bien utile par exemple pour vérifier l'orthographe et la combinaison valide à appliquer
  • plant.cdfa.ca.gov/byciddb présente une galerie très utile pour déterminer les longicornes américains
  • www.scielo.com est une librairie électronique de revues brésiliennes (Iheringia, Revista Brasileira de Entomologia, Zoologia...)
auteur Jean-Philippe Roguet, auteur du site, j'utilise depuis 2007 le trigramme pour signer mes photographies de lamiaires.

Il est bien sûr possible pour tout site de créer un lien vers n'importe quelle page de lamiinae.org ou pour toute publication de citer une page sans autorisation expresse.
Pour toute question concernant les droits de reproduction et d'utilisation, contactez-moi !

Comment citer ce site ?
Roguet (J.-P.), 2017
Lamiaires du Monde (Coleoptera Cerambycidae Lamiinae)
www.lamiinae.org [22/11/2017]
ou Roguet (J.-P.), 2017
Lamiines of World (Coleoptera Cerambycidae Lamiinae)
www.lamiinae.org?lg=en [2017-11-22]
auteur Jean-Philippe Roguet, 57 ans, architecte de système d'information, résidant en région parisienne, passionné d'entomologie depuis 42 ans, les 28 dernières années consacrées au groupe des Lamiaires.

J'ai créé la base de données entomologiques en 1996 et le site en 2004. La théorie des graphes m'a inspiré des algorithmes pour construire l'arbre des combinaisons valides de taxa et générer les catalogues faunistiques à partir des données (citations, actes nomenclaturaux, localisations) relevées dans la bibliographie.

J'ai conçu et développé les programmes et les modèles des 120.000 pages du site avec PHP, MYSQL, HTML, CSS et Javascript. La plupart des illustrations ont été réalisées avec Nikon D80/D90, AF Micro-Nikkor 60mm f/2.8, 4 SRB200, Photoshop et CombineZM.

Mon souci permanent : l'enrichissement continu du site pour constituer une référence utile et plaisante à tous les visiteurs !
jpr Désolé, ce n'est pas possible de me contacter pour le moment...
Saisissez les termes de votre recherche


Un terme peut être un mot clé comme :
- une année de publication (exemple : 2015),
- un taxon de tout rang, valide ou synonyme (exemple : saperda),
- une région (exemple : philippines),
- un nom d'auteur (exemple : breuning),
- un nom de revue (exemple : zootaxa).
Dans un terme, utilisez * pour remplacer toute chaîne de caractères.
Exemple : grise* permet de rechercher grisea, griseus, griseum, etc.

D'autres outils peuvent également vous aider :