Développement

Développement

La plupart des espèces de Lamiinae vivent dans le bois mort récemment. Certaines se développent dans le bois vivant, mais souvent dans des arbres malades ou des branches dépérissantes. D'autres vivent dans les tissus des plantes herbacées et quelques-unes dans le sol, aux dépens des racines (e.g. Dorcadion).

accouplement de lamiaire

Après l'accouplement, une femelle va pondre ses oeufs dans la plante nourricière. La période d'incubation dure environ une à deux semaines. Les embryons arrivés à maturité se dégagent en rongeant la paroi de l'oeuf. Dès l'éclosion, les jeunes larves s'enfoncent dans le bois ou la tige de la plante. La longueur des galeries larvaires est conditionnée par les besoins alimentaires de la larve qui se nourrit en creusant sa galerie. D'un très petit diamètre au début, il augmente proportionnellement à la croissance de la larve.

Les larves des Lamiinae sont allongées, le plus souvent aplaties et molles. La sclérification est généralement réduite à la tête et à une plaque pronotale. Leur tête est plus longue que large. Les pattes sont à peine distinctes, voire absentes.

Bien que l'on puisse reconnaître la tête, les trois parties du thorax et l'abdomen, présents chez l'adulte, les larves sont fort différentes des adultes. Outre la taille, on peut observer l'absence d'appendices tels que les ailes. Ce qui implique pour les jeunes larves de subir d'importantes transformations tant externes qu'internes avant d'atteindre l'âge adulte.

La durée de vie larvaire est extrêmement variable selon les espèces, allant de quelques semaines à plusieurs années. Elle est exclusivement consacrée à l'augmentation du poids. On compte cinq stades larvaires.

La larve passe un nouveau stade à chaque fois qu'elle opère une mue pour remplacer son enveloppe devenue trop étriquée. Les appendices masticateurs qui peuvent s'user rapidement chez les xylophages, sont également renouvelés.

Après la dernière mue, lorsque la larve atteint son plein développement, elle va creuser une petite cavité appelée loge nymphale dans laquelle elle va se transformer en pré-nymphe, puis en nymphe, et enfin, en adulte. Au cours de la première étape, la larve mature se ramollit et se rétracte, adoptant alors une allure trapue en forme de tonneau.

Puis au cours de la métamorphose, les tissus vont se liquéfier et les cellules constituantes se réassembler pour former la nymphe qui rappelle beaucoup le faciès de l'adulte. Tous les appendices sont alors présents mais ils sont encore souples, dépigmentés et entièrement recouverts d'une fine peau transparente appelée exuvie nymphale.

Peu à peu, l'enveloppe va se durcir et se colorer grâce à l'action de l'oxygène sur la chitine, constituant principal de l'exosquelette. Ce stade dure deux à trois semaines. L'insecte parfait se débarrasse alors de son exuvie avant de perforer les obstacles qui le séparent de l'extérieur. Dans les régions tempérées, souvent les insectes sont formés avant l'hiver, ils restent alors dans leur loge jusqu'au printemps.

La vie imaginale (ou adulte) est essentiellement consacrée à la fonction de reproduction. A l'air libre, sa durée varie d'une à deux semaines. Les femelles sortent après les mâles. Elles partent à la recherche de la plante nourricière en diffusant de très attractives phéromones qui permettent aux mâles de les localiser.

L'odeur et les actions des organes sensoriels des antennes permettent la reconnaissance des sexes et leur rapprochement. Dès que les antennes du mâle et de la femelle sont entrées en contact, le couple se forme. Le mâle ne quitte plus la femelle et la suit obstinément. Dans certains cas, le mâle arrivé le premier tente d'éloigner les autres prétendants. Ils s'affrontent parfois en combats furieux en stridulant fortement, et en s'amputant pattes et antennes avec leurs mandibules.

Pour s'accoupler, le mâle s'approche derrière la femelle, grimpe sur elle, s'agrippant à ses épaules avec ses tarses antérieurs et appuyant ses pièces buccales sur le vertex de sa compagne. Il distend son pygidium vers le dessous et l'incurve vers les voies génitales de la femelle, elle-mêmes exserties, puis introduit son pénis.

La durée de la copulation est environ d'une quinzaine de minutes mais peut varier sensiblement selon les espèces. La femelle peut presque aussitôt pondre quelques oeufs, puis de nouveaux accouplements peuvent se renouveler, chacun d'eux suivi d'une ponte partielle.

La copulation proprement dite peut s'interrompre, par exemple si le couple est inquiété ou si la femelle procède à une ponte, mais le couple ne se désunit que rarement. En cas de séparation, la femelle peut être fécondée par un autre mâle.

Les mâles meurent peu de temps après l'accouplement tandis que les femelles se chargent de la ponte. Les espèces xylophages pondent sur le bois portant son écorce. La femelle tâte la surface avec son oviscape avant de déposer son oeuf qui est inséré dans les fentes de l'écorce. Chez certaines espèces, la femelle prépare avec ses mandibules un trou dans lequel elle introduit son oeuf. C'est également le cas des espèces qui vivent dans les plantes herbacées.

Chez les Dorcadion, la ponte a lieu la nuit. L'oeuf est déposé dans un brin de Graminée, sous le premier noeud, aussi près que possible du point de départ des racines. La femelle pratique, avec ses mandibules, une ouverture par laquelle elle introduit son oviducte pour déposer l'oeuf. Dès l'éclosion, les jeunes larves quittent le végétal et s'enfouissent dans le sol où elles se nourrissent aux dépens des racines.

Il existe aujourd'hui beaucoup de sites sur les longicornes. La page de liensCerambycoidea ring (www.cerambycoidea.com) les recense pour la plupart.

Quelques exemples de sites représentatifs sur leur périmétre :
  • www.cerambycoidea.com est également intéressant pour son forum, sa galerie et sa bibliothèque de pdf
  • www.biolib.com fournit une liste à jour de taxa bien utile par exemple pour vérifier l'orthographe et la combinaison valide à appliquer
  • plant.cdfa.ca.gov/byciddb présente une galerie très utile pour déterminer les longicornes américains
  • www.scielo.com est une librairie électronique de revues brésiliennes (Iheringia, Revista Brasileira de Entomologia, Zoologia...)
auteur Jean-Philippe Roguet, auteur du site, j'utilise depuis 2007 le trigramme pour signer mes photographies de lamiaires.

Il est bien sûr possible pour tout site de créer un lien vers n'importe quelle page de lamiinae.org ou pour toute publication de citer une page sans autorisation expresse.
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Comment citer ce site ?
Roguet (J.-P.), 2017
Lamiaires du Monde (Coleoptera Cerambycidae Lamiinae)
www.lamiinae.org [19/09/2017]
ou Roguet (J.-P.), 2017
Lamiines of World (Coleoptera Cerambycidae Lamiinae)
www.lamiinae.org?lg=en [2017-09-19]
auteur Jean-Philippe Roguet, 57 ans, architecte de système d'information, résidant en région parisienne, passionné d'entomologie depuis 42 ans, les 28 dernières années consacrées au groupe des Lamiaires.

J'ai créé la base de données entomologiques en 1996 et le site en 2004. La théorie des graphes m'a inspiré des algorithmes pour construire l'arbre des combinaisons valides de taxa et générer les catalogues faunistiques à partir des données (citations, actes nomenclaturaux, localisations) relevées dans la bibliographie.

J'ai conçu et développé les programmes et les modèles des 120.000 pages du site avec PHP, MYSQL, HTML, CSS et Javascript. La plupart des illustrations ont été réalisées avec Nikon D80/D90, AF Micro-Nikkor 60mm f/2.8, 4 SRB200, Photoshop et CombineZM.

Mon souci permanent : l'enrichissement continu du site pour constituer une référence utile et plaisante à tous les visiteurs !
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