Conditionnement et conservation

conditionnement d'aprés V.Hecquet, 1996

Le conditionnement de terrain

Les individus capturés doivent bénéficier d'un soin particulier pour éviter les dégradations.

Plusieurs individus capturés en même temps sont isolés dans de petits flacons, type boite de pellicule photo, pour éviter qu'ils ne se mutilent mutuellement à coup de mandibules. Ils sont ensuite placer un par un dans un flacon contenant de la brisure de liège additionnée de quelques gouttes d'éther acétique, où ils mourront rapidement.

Sous les tropiques, lorsque de très gros individus peuvent être capturés, il convient de disposer d'une seringue hypodermique. Une injection d'ammoniaque provoque une mort instantanée.

Après chaque sortie sur le terrain, les insectes collectés sont alignés sur une couche de coton rectangulaire épais reposant sur une plaque de carton, le tout emballé dans une poche de papier journal ou kraft. Une feuille de papier calque au dimension de la couche, permet d'inscrire au dessus des individus les données de collecte.

Les couches sont ensuite empilées dans des boites rigides pour le transport et la conservation dans l'attente de la préparation pour étude.

La préparation classique

Un insecte soigneusement préparé présente le double avantage de mettre en valeur l'aspect esthétique naturel de l'animal et de permettre aisément la consultation de tous les organes.

Passée la rigidité cadavérique, la préparation de l'insecte devient possible et optimale 24 heures après la mort.

Au-delà de cette période, l'insecte sèche et ses différentes parties deviennent cassantes. Il faut alors le ramollir avant toute préparation. Pour cela, il suffit de quelques heures passées dans une boite hermétique plastique près d'une éponge humide sur lequel quelques gouttes d'alcool à brûler ont été ajoutées.

piquage de coléoptère (illustration adaptée de V.Hecquet, 1996)

Les individus sont ensuite placés sur l'étaloir et dégagés de tout élément indésirable, fil de coton et autre. Les grands individus sont piqués dans l'élytre droit. Les petits sont fixés sur une paillette de bristol blanc avec une colle soluble à l'eau ou à l'acétone.

Puis avec une pince courbe, la première paire de patte est dirigée vers l'avant, les suivantes vers l'arrière ainsi que les antennes qui, disposées en arc en cercle, se croiseront si elles sont suffisamment longues. Le corps et tous ces appendices sont méticuleusement calés à l'aide d'aiguilles. Une loupe binoculaire facilite l'étalage. Elle est même indispensable pour les très petits insectes.

Après une à deux semaines, les individus sont secs et peuvent être étiquetés.

Autre méthode de préparation

Les insectes peuvent également être préparés avec des paillettes transparentes. Elles permettent la plupart des examens sans décollage préalable. Ce qui est pratique pour vérifier facilement les saillies, les cavités cotyloïdes, ou encore les derniers sternites abdominaux par exemple.

Autres avantages, en collection, elles sont esthétiques et permettent de lire facilement les étiquettes. Enfin, à l'usage, de part leur rigidité, elles ne tournent pas autour des aiguilles et protégent mieux les individus.

Les manipulations pour examen étant plus aisées, seuls les gros lamiaires nécessitent encore d'être piqués.

Les insectes non piqués ne sont pas préparés sur paillette. Ils sont préalablement calés sur l'étaloir de chaque coté du thorax et à l'arrière des élytres à l'aide d'aiguilles.

Les paillettes sont confectionnées sur mesure dans un film plastique type rhodoïd de 0.5 mm d'épaisseur. Elles dépassent de 1 mm, devant et latéralement, les pattes de l'insecte étalé, ainsi qu'à l'arrière si les pattes postérieures sont longues. Il faut compter au minimum 5 mm pour laisser la place à une grosse aiguille (les n° 3 sont satisfaisantes).

Secs, les aiguilles retirées, les individus sont déplacés délicatement avec la pince courbe, vers leur paillette au-dessus d'une pointe de colle destinée à recevoir le thorax.

Lorsque les individus sont bien fixés, les paillettes et les étiquettes sont alors piquées.

L'étiquetage

Cette opération est essentielle. Un individu sans renseignement ne présente aucun intérêt scientifique.

étalage étiquetage

Généralement, l'individu comporte deux étiquettes. La première indispensable comporte les informations relevées sur le terrain : le lieu et la date de capture, le nom du récolteur, et éventuellement, l'altitude, l'heure, le mode de capture et la plante hôte.

La seconde est réservée à l'identification de l'individu lorsqu'elle est connue, et comportera le nom de genre, d'espèce, l'auteur, l'année de description, et le cas échéant, le sexe et le déterminateur.

L'ajout d'un numéro unique propre à l'individu dans la collection peut permettre de retrouver l'individu sans ambiguïté et le gérer dans une base de données avec toutes ses informations. Par ailleurs, avec ce type d'outil, la composition et la production des étiquettes est automatique.

Pour éviter les oublis et les erreurs, les étiquettes doivent être rapidement réalisées et toujours accompagner les individus en cours de préparation.

La mise en collection

Les individus préparés et étiquetés sont mis en collection dans des cartons de type museum. Ceux-ci doivent être protégés des déprédateurs par exemple à l'aide de fioles de Sauvinet remplies de quelque gouttes de créosote de hêtre. Et conservés dans une pièce à l'abri de toute humidité et de la lumière du jour qui altère les couleurs des insectes.

Les individus d'une même espèce sont regroupées en une petite série. Et quelques couples suffisent. Les formes extrêmes en taille et en couleur sont toujours intéressantes. Une étiquette par série précisant le nom d'espèce est pratique.

Là encore, l'ajout d'un numéro unique de série dans la collection peut faciliter les recherches ultérieures et la gestion dans une base de données.

Compte tenu du nombre important d'espèces que représente les Lamiaires du Monde, il est intéressant d'organiser la collection par région biogéographique.

Ensuite, le classement des cartons et des séries dans les boites se fait normalement à partir des groupes les moins évolués dans la classification vers les plus évolués. Dans la pratique, ce principe s'applique facilement jusqu'au niveau tribal.

Les étiquettes sur les cartons précisant la région biogéographique, et le nom du groupe d'espèces qu'ils contiennent sont fort utiles.

Au final, le plus important reste toutefois la clarté, la fonctionnalité et l'esthétique de l'ensemble.

Il existe aujourd'hui beaucoup de sites sur les longicornes. La page de liensCerambycoidea ring (www.cerambycoidea.com) les recense pour la plupart.

Quelques exemples de sites représentatifs sur leur périmétre :
  • www.cerambycoidea.com est également intéressant pour son forum, sa galerie et sa bibliothèque de pdf
  • www.biolib.com fournit une liste à jour de taxa bien utile par exemple pour vérifier l'orthographe et la combinaison valide à appliquer
  • plant.cdfa.ca.gov/byciddb présente une galerie très utile pour déterminer les longicornes américains
  • www.scielo.com est une librairie électronique de revues brésiliennes (Iheringia, Revista Brasileira de Entomologia, Zoologia...)
auteur Jean-Philippe Roguet, auteur du site, j'utilise depuis 2007 le trigramme pour signer mes photographies de lamiaires.

Il est bien sûr possible pour tout site de créer un lien vers n'importe quelle page de lamiinae.org ou pour toute publication de citer une page sans autorisation expresse.
Pour toute question concernant les droits de reproduction et d'utilisation, contactez-moi !

Comment citer ce site ?
Roguet (J.-P.), 2017
Lamiaires du Monde (Coleoptera Cerambycidae Lamiinae)
www.lamiinae.org [22/11/2017]
ou Roguet (J.-P.), 2017
Lamiines of World (Coleoptera Cerambycidae Lamiinae)
www.lamiinae.org?lg=en [2017-11-22]
auteur Jean-Philippe Roguet, 57 ans, architecte de système d'information, résidant en région parisienne, passionné d'entomologie depuis 42 ans, les 28 dernières années consacrées au groupe des Lamiaires.

J'ai créé la base de données entomologiques en 1996 et le site en 2004. La théorie des graphes m'a inspiré des algorithmes pour construire l'arbre des combinaisons valides de taxa et générer les catalogues faunistiques à partir des données (citations, actes nomenclaturaux, localisations) relevées dans la bibliographie.

J'ai conçu et développé les programmes et les modèles des 120.000 pages du site avec PHP, MYSQL, HTML, CSS et Javascript. La plupart des illustrations ont été réalisées avec Nikon D80/D90, AF Micro-Nikkor 60mm f/2.8, 4 SRB200, Photoshop et CombineZM.

Mon souci permanent : l'enrichissement continu du site pour constituer une référence utile et plaisante à tous les visiteurs !
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