Anatomie I - Morphologie imaginale

tête d’Acrocinus longimanus (illustration adaptée de V.Hecquet,1996)

Anatomie I - Morphologie imaginale

Le corps est constitué d'une série de vingt segments visibles ou non. Les six premiers, les trois suivants et les onze derniers forment respectivement la tête, le thorax et l'abdomen. Les parois segmentaires sont renforcées et protégées par de nombreuses plaques chitineuses rigides, appelées sclérites. Entre ces plaques, des membranes articulaires permettent au corps de se mouvoir.

La tête supporte les yeux, les antennes et les pièces buccales. Elle comporte le vertex sur la face dorsale, le front situé en avant des yeux et formant généralement un angle droit avec le vertex, et en avant du front et séparé par une suture, le clypéus. Entre les yeux et la bouche se trouvent les joues, et en arrière, les tempes.

Les yeux sont réniformes avec une échancrure pouvant parfois être profonde et même séparer l'oeil en deux lobes distincts.

Ils sont composés de nombreux éléments visuels indépendants appelés ommatidies. Celles-ci sont coniques et chacune d'entre elles a son propre cristallin ou facette visible à la surface de l'oeil. Etant donné que chaque ommatidie forme sa propre image et envoie son propre stimulus au cerveau, il résulte la perception d’une mosaïque de petites images séparées. Cette structure de l'oeil, bien que donnant une image floue, est cependant bien adaptée à la perception du mouvement. Les facettes sont plus ou moins convexes selon les besoins exigés par les moeurs diurnes ou nocturnes de chacun.

Les antennes, organes sensoriels de l'odorat et du toucher, permettent notamment de localiser et d'identifier un partenaire sexuel ou une plante nourricière.

Elles sont généralement formées de onze articles. L'article basilaire, le scape, est toujours beaucoup plus épais que les autres articles. L'article II, ou pédicelle, est très court tandis que les suivants, formant le flagelle, sont allongés et deviennent de plus en plus grêles à l'apex. Certains articles sont parfois renflés, armés d'une épine, frangés de longs poils ou encore pourvus d'une touffe de poils.

Les antennes des mâles sont toujours au moins aussi longues que celles des femelles. Elles dépassent fréquemment l'apex des élytres. Parfois, elles sont excessivement longues, parfois au contraire, très courtes.

Il n'y a pas de mâchoires internes, mais les appendices des segments céphaliques se sont modifiés en pièces buccales externes servant à trancher et à broyer la nourriture. Les pièces buccales comprennent les mandibules, les maxilles et le labre.

Les premières mâchoires, ou mandibules, sont robustes, subtriangulaires, tranchantes, faussement symétriques (à l'image d'une paire de ciseaux) et pourvues de muscles puissants. Les grandes espèces de Lamiaires sont capables, à l'aide de ces mandibules, de pincer douloureusement la main de l'imprudent qui les manipule.

Bien que plus développées et parfois ornés d'appendices étonnants, l'utilisation des mandibules chez le mâle est restreinte et se limite bien souvent à jouer un rôle déterminant dans les combats. Chez la femelle, ces appendices permettent d'entailler le bois ou la tige de la plante pour pondre.

Exceptionnellement, les femelles d'Oncideres disposent d'organes plus forts qui servent à sectionner partiellement les branchettes qui abriteront leur future ponte, et tomberont au sol après quelque temps.

En arrière des mandibules, se trouvent les secondes mâchoires, ou maxilles, qui contribuent au maintien de la nourriture que les mandibules broient.

Les secondes maxilles appelées labium correspond à une troisième paire de mâchoires soudée à la base. Il est également appelé lèvre inférieure et remplit les mêmes fonctions que les premières maxilles.

Les palpes maxillaires et les palpes labiaux fixés autour de la bouche sont en quelque sorte les appendices du goût. Ils servent à sélectionner la nourriture avant consommation.

Devant le clypéus, les pièces buccales se complètent par une pièce mobile et frangée de poils en avant, le labre. Il recouvre la région où les mandibules broient la nourriture et est, de ce fait, appelé lèvre supérieure.

Le thorax, articulé avec la tête et l'abdomen, supporte les appendices locomoteurs et se divise en trois parties : le prothorax, le mésothorax et le métathorax. Le prothorax porte la première paire de pattes, le mésothorax porte la seconde de pattes et la première paire d'ailes, et enfin, le métathorax porte la troisième paire de pattes et la deuxième paire d'ailes.

Les sclérites des segments thoraciques se subdivisent en nombreuses petites plaques pour lesquelles il existe une nomenclature détaillée.

Les sclérites de la face dorsale ou tergites, sont le pronotum, le mésonotum et le métanotum. Les sclérites pleuraux, situés sur les faces latérales du thorax, se composent essentiellement, pour chaque segment, d'un épisterne antérieur et d'un épimère, qui sont séparés par la suture pleurale. Les sclérites ventraux sont appelés sternites.

Le prothorax, sur la face dorsale, se présente sous la forme d'un large sclérite, le pronotum, qui revêt des formes très variées suivant les genres.

La face sternale comprend un large sclérite, le prosternum, prolongé en arrière, entre les hanches antérieures, par une saillie prosternale plus ou moins large et aux formes également variées. Sur les cotés du pronotum, la région pleurale se divise en épisternes et épimères prothoraciques, ces derniers rejoignant ou non, en arrière des hanches, la saillie prosternale. Les cavités cotyloïdes dans lesquelles s'insèrent les hanches seront alors dites fermées ou bien ouvertes.

Le mésothorax, sur la face dorsale, n'apparaît en arrière du pronotum, que sous la forme d'une petit sclérite subtriangulaire, le scutellum.

Dans certains genres, la partie antérieure cachée sous le pronotum, porte une aire striée qui permet de striduler lorsqu'elle est frottée à une crête portée par le pronotum. Sur la face sternale, se trouve le mésosternum, prolongé en arrière, entre les hanches intermédiaires, par une saillie mésosternale.

La face dorsale du métathorax est entièrement cachée sous les élytres. Sur la face sternale, le métasternum est très large et présente en avant une pointe se logeant dans l'échancrure du mésosternum. En arrière, il est légèrement échancré au milieu.

Les pattes sont constituées de cinq éléments articulés : la hanche, le trochanter, le fémur, le tibia et le tarse. Ce dernier se compose de cinq articles dont quatre seulement sont visibles. Les trois premiers sont bien développés et tapissés de soies adhésives à l'aspect velouté permettant le déplacement sur un support lisse et vertical. Le quatrième article est presque invisible et le dernier, appelé onychium, est recourbé et porte les ongles ou griffes.

photo de lamiaire en vol

A noter que chez les Lamiinae, les tibias antérieurs portent une rainure bien marquée à leur bord interne.

La première paire d'ailes appelées élytres, s'est transformée en étui protecteur rigide recouvrant totalement la seconde paire d'ailes au repos et presque complètement l'abdomen. Lors de l'envol, les élytres se soulèvent et s'écartent, laissant les ailes membraneuses se déployer.

Les élytres peuvent être parfois très convexes, ou au contraire, presque plans. L'apex est arrondi en commun ou séparément, tronqué ou dentiforme. La partie dorsale est couverte d'une ponctuation, généralement plus forte et plus dense à la base, et des côtes plus ou moins nettes. Les élytres sont souvent revêtus d'une dense pubescence et sont parfois ornés de cils, de touffes de poils ou d'épines.

Dans les genres aptères, les ailes membraneuses sont peu développées, voire réduites à un moignon (e.g. Dorcadion) et les élytres sont parfois soudés entre eux (e.g. Parmena).

L'abdomen compte dix segments, le XI disparaît chez les insectes supérieurs. Chaque segment abdominal a un tergite dorsal et un sternite ventral, mais il n'existe pas de sclérites pleuraux.

Sur la face dorsale, les tergites I à VII, sont entièrement visibles. Le tergite VIII est parfois partiellement invaginé participant parfois à un pygidium qui dépasse l'apex des élytres. Sur la face ventrale, étant admis que les sternites I et II sont involués dans la cavité coxale dans hanches postérieures, seuls les sternites III, IV, V, VI et VII sont visibles. Le sternite VIII est généralement invaginé.

Chez les mâles, le segment VIII est généralement invaginé et renferme les segments IX et X modifiés en armature génitale comprenant le segment génital, le tegmen, le pénis et son sac interne. Chez les femelles, les segments VIII, IX et X constitue l'armature génitale et se présente sous la forme d'un organe de ponte appelé ovipositeur.

Il existe aujourd'hui beaucoup de sites sur les longicornes. La page de liensCerambycoidea ring (www.cerambycoidea.com) les recense pour la plupart.

Quelques exemples de sites représentatifs sur leur périmétre :
  • www.cerambycoidea.com est également intéressant pour son forum, sa galerie et sa bibliothèque de pdf
  • www.biolib.com fournit une liste à jour de taxa bien utile par exemple pour vérifier l'orthographe et la combinaison valide à appliquer
  • plant.cdfa.ca.gov/byciddb présente une galerie très utile pour déterminer les longicornes américains
  • www.scielo.com est une librairie électronique de revues brésiliennes (Iheringia, Revista Brasileira de Entomologia, Zoologia...)
auteur Jean-Philippe Roguet, auteur du site, j'utilise depuis 2007 le trigramme pour signer mes photographies de lamiaires.

Il est bien sûr possible pour tout site de créer un lien vers n'importe quelle page de lamiinae.org ou pour toute publication de citer une page sans autorisation expresse.
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Comment citer ce site ?
Roguet (J.-P.), 2017
Lamiaires du Monde (Coleoptera Cerambycidae Lamiinae)
www.lamiinae.org [19/09/2017]
ou Roguet (J.-P.), 2017
Lamiines of World (Coleoptera Cerambycidae Lamiinae)
www.lamiinae.org?lg=en [2017-09-19]
auteur Jean-Philippe Roguet, 57 ans, architecte de système d'information, résidant en région parisienne, passionné d'entomologie depuis 42 ans, les 28 dernières années consacrées au groupe des Lamiaires.

J'ai créé la base de données entomologiques en 1996 et le site en 2004. La théorie des graphes m'a inspiré des algorithmes pour construire l'arbre des combinaisons valides de taxa et générer les catalogues faunistiques à partir des données (citations, actes nomenclaturaux, localisations) relevées dans la bibliographie.

J'ai conçu et développé les programmes et les modèles des 120.000 pages du site avec PHP, MYSQL, HTML, CSS et Javascript. La plupart des illustrations ont été réalisées avec Nikon D80/D90, AF Micro-Nikkor 60mm f/2.8, 4 SRB200, Photoshop et CombineZM.

Mon souci permanent : l'enrichissement continu du site pour constituer une référence utile et plaisante à tous les visiteurs !
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